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Ce bilan est un démenti formel aux rumeurs selon lesquelles la bataille menée par nos forces aériennes n'auraient pas eu d'incidence sur le cours de la seconde guerre mondiale. Même les Britanniques ont reconnu que l'Armée de l'Air Française a affaibli Hitler au point de l'avoir empêché d'envahir la Grande Bretagne.
« Lorsque le 10 mai 1940, Goering jette ses milliers d'avions dans la bataille, nous ne pouvons lui opposer que de faibles effectifs. Nous décollerons 3 à 4 fois par jour pour pallier ce manque de matériel ». (Legrand)
L'original n'étant pas en bon état, voici, réécrit à l'identique, le bilan de cette bataille toute à la gloire de nos Ailes. Document fournit par Morgane Legrand, petite fille de notre As de guerre. Qu'elle en soit vivement remerciée.

Du 10 mai au 10 juin 1940 :
1-L’aviation Française s’est heurtée à un ennemi 3 fois supérieur en nombre.
2- Elle lui a infligé, en combat, des pertes plus de 3 fois supérieures à celles qu’elle a subies.
Avions abattus par la chasse et la DCA :
982 avions Allemands contre 306 avions Français.
3- Ses pertes totales en personnel (tués, blessés ou disparus) se sont élevées pendant cette période à 29% de son effectif combattant.
4- Grâce aux ressources de la production nationale, qui commençait à donner son plein rendement, à l’entrée en ligne des unités dont l’Instruction et l’équipement en matériel moderne (Français et Américain) étaient, au début de la bataille, sur le point de s’achever. l’Aviation Française demeurait à l’Armistice, prête à continuer la lutte avec des effectifs de première ligne supérieurs à ceux qu’elle avait le 10 mai.
5- Enfin, sur un total de 1900 prisonniers de guerre Allemands, plus de 700 soit plus de 1/3 étaient des Aviateurs.
Les chiffres ci-après dont on a tiré le bilan sommaire qui précède, montrent mieux que tous les commentaires, com-ment nos Aviateurs se sont battus et le prix de cette bataille.

Forces en présence sur le front Français le 10 mai :
Aviation Française:
- 580 Avions de chasse modernes.
- 96 Avions de bombardement dont 26 modernes (de nombreuses unités étaient à l’arrière, en cours d’équipement en avions modernes).
- 300 avions de renseignements modernes.
L’ensemble correspondant à un effectif de moins de 2.000 combattants.
À ces Forces doivent être ajoutés :
- 130 avions de chasse Anglais stationnés en France, ré-duits à 40 environ à partir du 20 mai.
- Environ 500 avions de Bombardement Anglais dont près des 2/3 ont été engagés de nuit et 1/3 de jour.
Aviation Allemande :
- 1.500 Avions de chasse environ
- 3.500 Avions de Bombardement.
En résumé au début de cette période, sur le front Français :
- 710 Avions de chasse Alliés devaient s’opposer aux ac-tions des 3.500 bombardiers (1 contre 5).
- 250 Avions de Bombardement environ, ont été engagés de jour dans la bataille terrestre contre une chasse 5 fois plus forte, une D.C.A nombreuse et active, et des troupes entraînées au tir contre Avions.
Quels ont été les résultats de cette lutte inégale ?
Pertes Françaises du 10 mai au 10 juin 1940 :
306 Avions abattus par l’ennemi
229 Avions détruits par bombardement de terrain
222 Avions détruits par accident
117 Tués dont 56 officiers
371 disparus dont 145 officiers
191 Blessés dont 79 officiers
Soit un total de 589 représentant 29% de l’effectif de combat.
Pertes infligées à l’aviation Allemande par la chasse et la D.C.A Française du 10 mai au 10 juin :
982 Avions abattus dont : 778 par la chasse, 204 par la D.C.A
Effectifs de l’Aviation Française à l’Armistice :
575 Avions de chasse modernes
300 Avions de bombardement dont 250 modernes
200 Avions de renseignements modernes.
NOTA : Tous ces chiffres traduisent le nombre d’avions "existants" dans les formations ; le nombre d’avions "disponibles" étant notablement inférieur de 30% en moyenne surtout en période d’opérations actives.
Comme il ne s’agissait que de comparer deux chiffres, à comparer les "existants" Français aux "existants" Allemands.
Général Vuillemin Inspecteur Général de l'Armée de l'Air 3ème Bureau le 29 juillet 1940