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Pasteur était-il un usurpateur

Roland défait par les Sarrazins à Roncevaux, Jeanne d'Arc bergère filant sa quenouille... loin de la réalité, les légendes ne manquent pas dans notre roman historique national. Une des dernières serait-elle celle de "notre bon Pasteur" dont beaucoup d'écoliers ont gravé l'image du savant vaccinant le petit Alsacien contre la rage ? Mais, nous direz-vous, quelle mouche vous a t'elle piquée pour publier cet article, on ne peut plus à contre courant de notre confort intellectuel ? En fait, nous avons longuement hésité. Mais, dans le cadre de "notre Histoire", nous avons décidé, avec l'aimable autorisation de l'auteur, de vous en faire connaître la teneur.
C'est dans le journal "Solidarité Militaire", (mai 2015 N°702 page 10) que l'on a pu lire l'article du docteur André BORGOMANO "Pour rétablir la vérité historique ou les usurpations de Louis Pasteur". L'auteur confirmant sa publication parue en 1995 "Pasteur et la vérité historique" sur le même journal qui s'appelait alors "Le Retraité Militaire". Voici quelques extraits issus de l'article de mai 2015. 

Le sauveur de la Sériciculture : (culture du ver à soie).

Un des plus grand succès du Professeur Béchamp, sera en 1865, la découverte de l'origine de la pébrine et de la flacherie, qui font des ravages dans les magnaneries du sud de la France. Il identifie parfaitement la flacherie, maladie interne due à une bactérie et la pébrine affection externe due à une cnidosporidie et donne les mesures à appliquer pour chacune d’elles. Le 17 juin 1866, il confirme ses travaux auprès de l’académie des sciences et de nouveaux travaux le 29 avril 1867 en terminant par une phrase prémonitoire : «J'ose espérer que la priorité de l’idée et des expériences qui la démontrent ne sera pas contestée». C'est la première fois que des affections bactériennes et microbiennes étaient décrites chez les invertébrés.
Au préalable (été 1865) Pasteur avait été envoyé en mission à Alais (Gard), payé par le Gouvernement. Sans rien connaître des vers à soie, il nie les travaux de Béchamp et Estor et écrit : «Les corpuscules ne sont ni des animaux, ni des végétaux. Ils devraient être rangés plutôt à côté des globules de pus ou des globules de sang qu’auprès des infusoires ou des moisissures ». Lors d'un autre voyage il sera reçu par des jets de pierres par les habitants. (journal local). En 1867, il écrit au savant et sénateur Jean-Baptiste Dumas : «Si vous saviez combien il est erroné de dire que cette maladie n'est pas constitutionnelle… quel audacieux mensonge… ces gens sont fous, mais quelle folie malheureuse que celle qui compromet la science et l’Université par des légèretés aussi coupables ». 15 jours après cette lettre, il confie au ministre de l’Instruction Publique Victor Du-puy : «De cette maladie des vers à soie, je ne sais presque rien sinon qu’elle existe ». Comprenant enfin que Béchamp a raison, il reprend à son compte les travaux de ce dernier, écrit de tous côtés qu’il a été le premier à montrer l’origine parasitaire… : « fait entièrement ignoré avant mes recherches ». Incroyable ! En1870 il dédie, à l’impératrice Eugénie, avec forces louanges, un livre sur les maladies des vers à soie !

La fermentation

Le 19 février 1855, le Professeur Béchamp adresse un mémoire à l’Académie des Sciences où il décrit tout le phénomène de la fermentation. En 1857, Pasteur travaillant sur la fermentation lactique écrira alors : « Le ferment lactique prend naissance spontanément », (d'où de la définition exacte de la Génération Spontanée !) Ce n'est que 10 ans après qu'il réalise ses fameuses expériences reprises de celles de Béchamp. En 1864 il écrivait encore : « Le ferment s'accomplit sous l'influence d'un être agissant à la manière du mortier de plâtrier » ! Pourtant c'est bien à Pasteur, que l’on attribue, indûment, la découverte de la fermentation !

Les microzymas.

Suite à ses études sur la fermentation, Béchamp démontre lors d’une communication à l’Académie des Sciences, le 19 février 1855, que la fermentation est due à des organismes vivants transportés par l’air. Il appelle ce ferment soluble "zymase" qui figure au Littré et "microzymas" pour les petits ferments. Cette théorie est toujours, de nos jours, la base fondamentale en matière de biologie et de médecine. Ses termes deviendront "microbe pathogène" et le tour est joué !
Béchamp donnera la définition des êtres organisés : « Rien n'est la proie de la mort tout est la proie de la vie ». En 1872 Pasteur fait une communication à l'Académie des Sciences à propos de la fermentation spontanée des fruits où il traite, sans le citer, du microzyma. Béchamp et Ester, avec qui il avait travaillé, se voient obligés, en décembre 1872, de faire une mise au point à l’Académie en rappelant leurs travaux depuis 1854.
Août 1881, congrès de Londres. Pasteur s'attribue les travaux de Bechamp qui lui demande de prouver son assertion. Pasteur refuse et quitte la séance (Le Time 8 août 1881 relate la dérobade).
Un journaliste écrira alors : « Elle (la théorie de Bechamp) ne bat pas seulement en brèche tel ou tel système, elle les renverse tous… c’est un monceau de ruines dans lequel s’effondre le système Pasteur ».
1951, Docteur J.J. Laubry : « Il est indéniable que sans Béchamp, Pasteur n'existerait pas, mais il est également indéniable qu'avec Béchamp, Pasteur et toute son école s'écroulent ».
1965, Prix Nobel français de Médecine, le Professeur Lwoff exprime sa perplexité sur l'origine (Pasteurienne) des virus. 1980, le prix Nobel de Médecine est remis au Professeur Jean Dausset pour avoir découvert le système HLA spécifique à chaque individu, dans le droit fil de la pensée de Béchamp.

Vaccin contre le charbon du mouton

Contrairement à la légende admise comme vérité, c'est le Professeur Henry Toussaint de l'École vétérinaire de Toulouse, qui est le créateur des vaccins.
Extraits des faits chronologiques : Début août 1880, Toussaint dévoile le contenu d'un pli cacheté déposé quelques temps auparavant à l'Académie des Sciences. Il avait vacciné des moutons avec du sang chauffé et obtenu une immunité après un temps de latence de 12 jours. Après la lecture du mémoire de Toussaint, Pasteur écrit au Professeur Boulay, vétérinaire : « Je suis dans l’étonnement et l’admiration de la découverte de M. Toussaint, dans l’admiration qu’elle soit, dans l’étonnement qu’elle puisse être. Cela renverse toutes les idées que je me faisais sur les virus, les vaccins, je n’y comprends plus rien ».
Le 17 août 1880, il écrit à Émile Roux, son collaborateur, de reporter ses vacances pour vérifier les expériences de Toussaint. Le 27 Août il écrit à l'Académie des Sciences : « Je me suis empressé de vérifier les faits si extraordinaires que M. Toussaint a annoncés. Sur la foi d’expérimentations nombreuses Toussaint s'est trompé ».
Le 21 mars 1881, à l’Académie des Sciences, Pasteur annonce qu'il vient de faire une «découverte d'une importance exceptionnelle par le moyen d'une merveilleuse simplicité. Je peux protéger les troupeaux de moutons et de bovins contre une très grave maladie qui les décime : le charbon ». Il y oppose l’incertitude du vaccin de Toussaint à la sûreté du sien.
Une centaine d’agriculteurs et de vétérinaires le prennent alors au mot. Pasteur va donc vacciner 50 moutons à Pouilly le Fort (Seine et Marne). Le vaccin proposé par Pasteur n'étant pas fabriqué par les mêmes procédés que celui de Toussaint, ses principaux collaborateurs Chamberland et Roux sont effrayés car ils avaient déjà vérifié la méthode de Toussaint et constaté son efficacité. Pasteur leur dit qu'il n'utiliserait pas son propre vaccin mais celui préparé par la méthode de Toussaint !
Seules trois personnes en dehors de lui étaient au courant de la supercherie : Chamberland et Roux qui avaient préparé le vaccin ainsi que le neveu de Pasteur, le Docteur Adrien Loi qui travaillait avec lui. C’est ce dernier qui, 57 ans plus tard dans son livre publié en 1938 et édité à seulement 150 exemplaires, révélera la substitution, ne voulant pas mourir avec ces lourds secrets sur sa conscience.
1998, conclusions du jury suite à une thèse soutenue à Lyon sur Béchamp : « Après avoir isolé l’agent du choléra des poules, il fut le premier à proposer un procédé de vaccination contre le charbon avec un vaccin atténué par l’action de la chaleur et/ou de l’acide phénique. Son idée initiatrice fut à l’origine de tous les vaccins trouvés. Toussaint est bien le véritable pionnier de la vaccination anti-charbonneuse. Il reste aujourd’hui spolié de la juste reconnaissance de son œuvre et de sa renommée méritée... ». Signé par le Doyen et Président de l’Université.

Le vaccin contre la rage

Les premiers travaux et le vaccin contre la rage ne sont pas dus à Pasteur mais à Pierre-Victor Galtier, professeur à l'École Vétérinaire de Lyon (décidément les vétérinaires sont pleins de ressources puisque c'est aussi un vétérinaire militaire lyonnais qui découvrit, le premier, la pénicilline).
Galtier fait une communication à l’Académie des Sciences le 25 Août 1879. Il utilise un vaccin atténué selon les méthodes de Toussaint.
Le 26 octobre 1885 à l'Académie des Sciences et le 27 Octobre à l'Académie de Médecine, soit plus de 6 ans après Galtier, Pasteur présente son premier et unique essai de vaccination contre la rage. De Galtier, nulle trace.
Jean-Baptiste Jupille, le petit Alsacien «sauvé de la rage par Pasteur», finira ses jours gardien à l'Institut Pasteur. Il avait été mordu par un chien qui n'était pas enragé ! (Archives internationales Claude Bernard).
Edouard Bouyer porte plainte suite à la mort de son fils vacciné au vaccin de Pasteur. Après autopsie et examens, il s’avère que l’enfant est mort de la rage paralytique du lapin dont la moelle infectée avait servi à la préparation du vaccin. Pasteur dira que l’enfant est mort d’une crise d’urémie. Le professeur Peter est formel : « Pasteur ne guérit pas de la rage, il la donne ».

Et encore...

Novembre 1880. Alphonse Laveran, médecin militaire à Cons-tantine, découvre l’hématozoaire responsable du paludisme. Pasteur et son école, avec d’autres, contestèrent cette découverte. Mais cette fois, Laveran, ce petit médecin, inconnu et militaire de surcroît, ne s’en laissera pas conter !
La pasteurisation a été découverte en 1809 par Nicolas Appert. Pasteur n’est né qu’en 1822 ! On devrait donc l’appeler l’appertisation.
Professeur Jean Bernard, octobre 1975, salle Gaveau : « Si dans la lutte contre le cancer, on n’a pas avancé aussi vite que dans d’autres domaines, c’est probablement parce que l’on s’est trop attardé aux théories de Pasteur ». Le quotidien du médecin 1988 : « À cause de Pasteur, la microbiologie a pris un siècle de retard ». Les étrangers n'ont pas été dupes. Ils dénoncent, depuis plus d'un siècle, l’imposture Pasteurienne.
Vous vous demandez sûrement pourquoi ses descendants n’ont jamais porté plainte pour calomnie ou diffamation contre les auteurs des nombreux écrits, étrangers et français. La raison en est extrêmement simple : qui dit plainte dit Tribunal, enquête et jugement. Au vu des documents produits, la décision serait rapide et sans appel : condamnation !


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