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Nos administrateurs

Jacques Bize

Comme pour quelques uns d'entre nous, mon arrivée dans la vie militaire est le résultat du concours d'un certain nombre de circonstances.
Juillet 1957. J’ai 18 ans. Études terminées en lycée technique, deux opportunités s’offrent à moi : entrer dans la vie professionnelle où, pendant deux ans, poursuivre des études. Le sursis m'est accordé pour ce faire et je passe mes vacances, comme tous les ans, avec mes cinq copains qui sont dans un schéma quelque peu semblable.
Septembre 1957. Chacun rejoint, qui Toulouse, Paris, Alger… Il me faut décider de la suite. Le conseil de famille me verrait bien reprendre des cours. Je contacte donc un cadre d’industrie qui avait fait de la pub, dans le bahut, pour recruter. Me voilà embauché au bureau d’études d’une grosse usine. Après quelques mois, j’ai le sentiment de ne pas être bien dans cette activité. Pour me défaire de l’obligation du service militaire, je décide, de m’engager pour 3 ans, le temps de service étant de 30 mois.
Et me voilà "bidasse". À l'issue d'un parcours où il fallut négocier les méandres de l'administration militaire de l'époque, me voilà sergent.
Janvier 1959. Affectation BA 118 Mont-de-Marsan : déjà très au nord de mon Ariège natale ! Nouveaux copains. C'est aussi la fête ! Bayonne, Dax, Marsan... Le temps passe. Je rengage pour préparer le concours d'entrée à l'Ecole des Officiers d'Active (EOA), mais…, finalement, je pars pour l'Algérie… "pour une amourette qui passait par là !"
Janvier 1961. Affectation à l'AMR de Blida. Activité soutenue… comme à l'usine. Deux ans qui vont compter au plan militaire : putsch des généraux, indépendance de l'Algérie...
Décembre 1962. Contrat terminé, j'arrête là mon expérience militaire. Mais, mes divers emplois civils sur Toulouse, ne vont m'apporter que peu de satisfactions.
Octobre 1963. L'Armée de l'Air, "notre Bonne Mère" me restitue mes acquis. Me voilà affecté à Cazaux (encore le Nord !)
Octobre 1964. Accident de voiture. Six mois d'hôpital et mise à disposition de la Région.
Avril 1965. ERT BA 118 Mont-de-Marsan. Une vie de famille militaire s'installe enfin : mariage et enfants avec Colette, un appui toujours là quelles que soient les circonstances...
Novembre 1973. Dans le cadre d'un nivellement régional, de cadres de maîtrise et d'un mouvement Sud-Nord, je suis muté…à Cazaux ! Travail sérieux bien sûr, mais chasse, pêche, plage, quelle belle période ce fut!
Juin 1976. Examen de franchissement de grade.
Juin 1978. Le commandant de Base me nomme président des sous-officiers. Dans la foulée, je passe le concours de major.
Janvier 1981. Nommé major, j'accède à l'épaulette le 1er août et suis muté à Saint-Dizier comme commandant de l'ERT 17-113.
Cette Base sera pour moi, le meilleur souvenir de ma carrière militaire, car en tant que commandant d'Unité, on a vraiment l'expérience du commandement des hommes. Il faut, en dehors de tout aspect démagogique, à la fois, gagner leur adhésion et obtenir également le soutien des chefs pour assurer au mieux la mission.
Mai 1984. Muté à l'ERT 17-101 de Toulouse. Je reviens au sud ! Les transporteurs m'accueillent. Je négocie notamment l'impact logistique du transfert de la Base d'hélicoptère 725 de Chambéry vers Francazal et le regroupement des rechanges des Nord 2501, avant réforme de cet avion mythique.
Juin 1986. Un nouveau poste m'est offert. Il s'agit de relever un certain capitaine Billa, chargé de la logistique technique en 3ème Région aérienne, admis à la retraite.
Octobre 1990. La retraite sonne.
Octobre 1992. Je suis appelé dans le cadre de la "réserve active" au poste d'Adjoint au Directeur Technique pour la Reserve de la Région Atlantique. J'assurerai cette fonction pendant 3 ans.
Février 1997. Je viens annoncer le décès de mon ami Georges Barré, amicaliste des premières heures, à Jacques Le Guen.
Ce dernier me demande d'écrire un article sur Georges.
Par ailleurs, convaincu du bien-fondé de l'Amicale, j'y adhère à mon tour. Vous connaissez la suite !...

Nous sommes quelques uns à connaître effectivement la suite. Jacques est resté 13 ans notre Président. Et pour ceux qui l'ignorerez, sachez, car très réservé quand il s'agit de parler de lui, que son engagement parmi nous n'a jamais faibli au fil des années passées, car Jacques est un garçon des plus fidèles en amitié.
"Jacou l'Ariégeois"..., un personnage "Franc du collier" forgé au rude climat montagnard. Il se revendique notamment, très amoureux d'une certaine France et, sans grossir le trait, on peut dire que l'aspect solidarité pour nos compagnes et compagnons en détresse, le taraude constamment.

LR


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