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Militaire : qualités requises

« COURAGE. C'est, avant tout, dans les petites victoires du quotidien qu'il trouve son sens et son  épaisseur. Napoléon avait coutume de dire : « Le vrai courage, c'est celui de 3 heures du matin ! » heures de garde nocturne. Celui qui vous tient éveillé, pour veiller et protéger.
CONFIANCE. C'est le refus de la résignation. C'est le contraire du fatalisme, l'antithèse du défaitisme. Il y a dans la confiance une forme d'abandon. Agir sans s'abandonner, c'est faire preuve d'orgueil. S'abandonner sans agir, c'est se laisser aller. Choisissons donc d'agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n'est pas le cas.
EXEMPLARITÉ. L'exemple protège. Dans le brouillard de la guerre, là où la limite entre le bien et le mal n'est plus si évidente, l'ennemi peut chercher à nous entraîner dans l'engrenage de la violence mimétique. Pour le contrer, il faut lui opposer l'exemplarité et la fidélité à nos principes. L'exemple élève. Je parle ici de l'exemplarité vis-à-vis de soi- nous permet de nous regarder dans la glace et de grandir chaque jour. Il porte un nom que vous connaissez bien : l'honneur.
DÉTERMINATION. Le plus sûr chemin vers la victoire n'est pas toujours la ligne la plus directe. Il faut, parfois, revenir sur ses pas. La détermination est le courage du temps long. Gardez confiance, car la détermination trouvera toujours les moyens de surmonter les obstacles ! « Rien ne résiste à un  acharnement de fourmi » disait Victor Hugo.
PERSÉVÉRANCE. La culture ambiante du ''temps court'' et du zapping ne valorise ni l'engagement, ni la patience, ni la persévérance. La jeune génération est particulièrement concernée : tout l'attire, mais rien ne la retient. Cette versatilité ouvre sur le vide. Le vide sur lequel, par définition, on ne peut rien construire de stable, de durable, de grand.
LIBERTÉ D'ACTION. Seuls les poissons morts suivent le sens du courant ! La liberté d'action, celle du contrecourant, est fille de volonté. C'est la force du courage qui nous rend libres de décider et d'agir. À l'inverse, l'abîme de la défaite guette les moutons de Panurge.
UNITÉ. Happé par la spirale du conformisme et tenté de reconnaîtrela primauté des droits sur les devoirs, notre monde a besoin d'un antidote. Cet antidote, c'est l'unité. S'unir, c'est dépasser l'individualisme standardisé pour se retrouver, avec ceux qui nous entourent, en un même point élevé : le bien commun.»

Extraits des "lettres à un jeune engagé" du général Pierre de Villiers lorsqu'il était Chef d'Etat major des Armées.

 

 

 

 



La troupe de théatre et de danse "les Super Anges" du Bénin