Imprimer cette page

Libres articles

Ne cédons pas au catastrophisme

Le calme des Japonais, alors que nous sommes si terrifiés, fait penser que la catastrophe est arrivée chez nous.

Les grands désastres font partie de l'histoire humaine, ainsi plusieurs cosmogonies (1) racontent un déluge. On voit bien que la civilisation urbaine, le besoin de confort, la concentration humaine, confèrent à tout sinistre une ampleur qu'il n'aurait pas eu dans une société rurale, frugale, sans médias de masse.

Il faut prendre au sérieux les menaces que constituent les réacteurs endommagés de la centrale de Fukushima, sans céder à la panique. D'autant que la catastrophe japonaise est avant tout naturelle.  Malgré tout ses charmes, la nature, aujourd'hui encore, demeure notre principale ennemie. Que ceux qui veulent se passer de l'électricité nucléaire nous donnent leurs solutions ! Les énergies "alternatives" ne peuvent représenter au mieux que 20% de nos besoins. Il faut le dire clairement :
sortir du nucléaire, c'est sortir de notre civilisation actuelle.

Les peuples sont égoïstes, ils veulent leurs centrales nucléaires parce qu'ils sont incapables de se passer de leur sèche-cheveux. Un accident comme celui de Fukushima ne change rien : il est intolérable, mais il n'est plus intolérable pour les sociétés.

Camus disait déjà « Il n'est plus temps de chercher à refaire le monde, mais de l'empêcher de se défaire ». Notre monde doit vivre avec le risque nucléaire, comme il doit vivre avec le risque industriel, climatique, chimique, sanitaire, alimentaire ou environnemental.

Il faut donc s'attendre au pire, tout en mobilisant les politiques et les scientifiques. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a fleuri le courant catastrophique, annonçant tour à tour la fin du monde, la guerre nucléaire. On redoute à présent les fléaux dus tantôt au réchauffement climatique, tantôt à l'épuisement de l'énergie, tantôt à l'explosion de la démographie mondiale.

Le fait qu'en cinquante ans la peur ait changé à ce point d'objet montre bien que c'est une peur intrinsèque qui nous taraude, l'objet n'étant qu'un prétexte.

Mais ne cédons pas aux idéologues du catastrophisme, ils veulent se débarrasser de la démocratie, pour imposer des mesures drastiques, censées nous protéger de tout.

C'est cela qui serait une véritable catastrophe !

Charles Berder, Président de la Confédération Nationale des retraités Militaires (Éditorial de "Solidarité Militaire" N° 662)

(1) NDLR : Formation de l'univers en éternelle évolution.

Où en est le réchauffement ?

Il serait intéressant que les écologistes et climatologues de tous bords, qui nous prédisaient l'apocalypse lors du sommet sur le réchauffement climatique de 2007, viennent nous expliquer pourquoi la surface de la banquise arctique a augmenté de 26% entre 2007 et 2009, et par quel miracle elle se situe aujourd'hui sur sa courbe historique. Il est vrai que que ce discours de fin du monde n'est pas nouveau. En 1970, un éminent professeur en climatologie prévoyait une diminution de température de 11 degrés pour l'an 2000, soit une baisse deux fois plus rapide que la norme d'une ère glaciaire ! De quoi affamer les trois-quarts de la planète en quelques années. Mais aujourd'hui, si l'on en croit les grosses têtes du GIEC, nous devrions voir les lions sur le Champ de Mars dans quelques décennies. Par conséquent, à vouloir faire du catastrophisme à tout propos, en diabolisant leurs détracteurs, nos ayatollahs de l'écologie ont fini par se faire discréditer totalement. Nul ne conteste le besoin impératif de préserver la planète et de sauver les espèces en danger, mais il me semble que les citoyens méritent un autre discours que des propos totalement "bidons". Comme le disait si bien Pierre Dac : « Les prévisions sont toujours difficiles surtout lorsqu'il s'agit de l'avenir » !
(Pierre Guimard sur "Valeurs Actuelles")

Une réflexion qui interpelle...

« À la fin du mois dernier, en visite au Centre de Formation initiale des militaires du rang de la 9 ème BLBMa, je me suis adressé à mes hôtes du jour. Persuadé que j'allais éveiller sinon l'attention au moins la curiosité de mon auditoire, j'évoquais dans mon propos l'exemple du général Marcel Bigeard qui venait de nous quitter. Je ne récoltai au mieux qu'un vague étonnement. Je décidai alors d'interrompre le fil de mon propos pour mesurer leur degré de connaissance de notre illustre Ancien. Ma surprise fut grande en constatant que seule ma main droite suffisait à compter ceux pour qui le nom de Bigeard évoquait quelque chose ! Je comprends que cette expérience puisse également vous surprendre, vous étonner, ou même vous décevoir. Loin de tirer de trop hâtives conclusions sur la qualité supposée de nos recrues, elle démontre plutôt que nos références communes de "vieux soldats" diffèrent de celles de la jeune génération. Bousculés dans nos certitudes, faisons fi de nos éventuelles réticences en nous adaptant à cette jeunesse qui demain nous succèdera. Je compte ainsi sur vous pour perpétuer le souvenir de nos glorieux ainés et guider ainsi les plus jeunes afin que notre expérience éclaire leur choix futur ».

Le général d'armée Elrick Irastorza
Chef d'Etat Major de l'Armée de Terre.

NDLR : Ont-ils raison ou tort ?
A nous de trier les infos !


Page précédente : Connaissiez-vous la « Force Jaune » ?
Page suivante : VOYAGES 2011