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Le sacrifice pour la Patrie

 Le sacrifice pour la Patrie

Malgré la tristesse qu'elle engendrait, la mort héroïque est longtemps restée un événement enviable qui s'accompagnait de fierté et d'honneur. Une mort sacrificielle pour une entité transcendante est désormais impensable.
Dans notre société, la mort héroïque fut pendant longtemps un événement enviable malgré la tristesse de la perte, qui s'accompagnait de fierté et d'honneur.
Il s'agissait, en effet, d'une mort sacrificielle pour une entité transcendante, soit un idéal au-delà de la matière, soit un idéal historique : la patrie ou la nation. La sainteté y touche aussi. Or, elle est aujourd'hui devenue impensable : dans aucune famille on imagine que les enfants peuvent, avec une fierté qui rejaillirait sur toute la famille, mourir pour la patrie. C'est là un phénomène nouveau. Il semble que seuls désormais les djihadistes considèrent avoir une mort héroïque en se tuant lors d'un attentat. C'est une conception fausse, car un attentat consiste en un assassinat de personnes désarmées et ne représente aucunement un combat face à l'ennemi. Le héros n'est pas un meurtrier. En outre, les djihadistes agissent ainsi pour obtenir une place dans le paradis. Ils meurent donc pour eux-mêmes, pour l'ego, alors que le héros se sacrifie pour quelque chose qui le dépasse. En Occident, ce sont les vertus de la vie qui conduisent au paradis.
Extrait d'un article de Anne-Laure Debaecker concernant le livre "L'éclipse de la mort" de Robert Redecker 

 

 

 

 



La troupe de théatre et de danse "les Super Anges" du Bénin