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Le Commandant Marzac : un sacré personnage !

Le Commandant Marzac

26 juin 1916 : Lettre du Ministre de la Guerre au Capitaine Marzac :

« Appelé au mois d'août 1915 à créer une École de Tir Aérien, vous avez, grâce à votre dévouement, à votre compétence et à vos qualités d'organisateur, su vaincre dès le début les difficultés que présente toujours la mise en fonctionnement d'une École entièrement nouvelle. Depuis cette époque, vous avez, non seulement complété de la façon la plus remarquable l'installation de cet Établissement, mais vous avez établi des méthodes précises de tir et formé de nombreux personnels de toutes spécialités nécessaires aux Unités de l'avant. Vous avez ainsi donné un développement considérable à l'École dont vos efforts tendent tous les jours à augmenter le rendement. »

Le site de Cazaux a été choisi en 1913 par le Capitaine Marzac, pilote militaire, brevet n°98 ! Nommé Commandant en 1917, il commandera Cazaux de 1915 à 1920. De ses nombreuses décorations, citons la Légion d'Honneur, la Croix de Guerre avec Palmes, la Military cross (G.B.), la Distinguished Service Medal USA...

Mais notre Capitaine Marzac a bien sûr un caractère bien trempé, car voici ce qu'il répond à un journaliste qui traitaient les militaires de Cazaux de planqués loin du front, tirant sur des ballonnets.

« Comme suit à un filet diffamatoire paru récemment dans une feuille publiée à Paris, le Commandant de l'École porte à la connaissance du personnel que le corps du personnel de tir de l'École comporte : Officiers instructeurs 12 ,totalisant une présence au front de 200 mois, 4 croix de la Légion d'Honneur, 2 Médailles Militaires et 20 citations. Sous officiers, Caporaux et Soldats : 64, totalisant une présence au front de 1024 mois, 40 Croix de Guerre et 15 fourragères. Les diffamations d'un journaleux anonyme ne sauraient atteindre un corps d'Officiers, Sous-officiers et Soldats qui constitue une élite et qui a fait ses preuves ailleurs que dans les salles de rédaction ».

Ces mêmes jours, on pouvait lire dans "l'Illustration" :

« Cette école est une des plus admirables de la guerre... on y tire au canon, en automobile, en ballon, en cruiser, en glisseur, on y étudie les correcteurs les plus récents, les plus ingénieux. C'est de là que sortent nos Guynemer, nos Nungesser et tous nos grands pilotes de Chasse ».

À l'armistice, on a récencé 1726 victoires consécutives à l'activité de l'École de Cazaux.

Mais le Commandant de l'École était aussi un gestionnaire, dans la mesure où il organisait tout et à sa manière vraiment spécifique. Ainsi :

  • Culture physique obligatoire et commandée. Ceux qui n'y mettaient pas suffisamment d'entrain "avaient droit" au maniement d'armes !
  • Match de foot, volley, basket.
  • Natation avec encadrement obligatoire.
  • Culture potagère, y compris pour les Officiers qui donnaient l'exemple (Cazaux c'est "cazaou", en langue d'oc, c'est-à-dire : jardin !).
  • La pêche aussi était encadrée. Pratiquée par une équipe spécialisée, elle améliorait les menus, ce qui n'empêchaient pas certains, et c'était défendu, de chasser le canard le dimanche !
  • La sieste était obligatoire en été.
  • Tous les 15 jours, la douche était obligatoire pour tous les personnels civils et militaires.
  • La vigilance du Commandant du Camp, s'exerçait même sur les chiens errants sur le site !

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