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"Gonfleur d'hélice" !

Qui, dans l'aéronautique, n'a entendu l'expression "gonfleur d'hélice"?
Avant de devenir un sobriquet elle fut une réalité !

Les progrès enregistrés dans l'aviation ont très tôt démontré que le calage des pales d'une hélice revêt une importance en fonction de la phase du vol (décolage, montée, vol en palier) car la vitesse de l'avion diffère. Ainsi est-on passé de l'hélice à calage fixe (pas fixe) à l'hélice à pas variable... Les premières hélices à pas variable Ratier étaient mises en position "petit-pas" avant le décollage, au sol par le mécano qui branchait une pompe pneumatique (genre pompe à vélo améliorée) sur une valve en bout du cône d'hélice. La pression générée déplaçait un piston (repoussé par un ressort) jusqu'à la position "petit-pas" à laquelle il était alors bloqué par un cliquet. Après le décollage, le pilote tirait sur une manette qui déclenchait le cliquet; le piston poussé par le ressort revenait alors vers la position "grand-pas" progressivement grâce à une fuite calibrée dans le-cylindre. Cette hélice n'avait de "pas variable" que le nom puisque seules deux positions existaient et qu'il était impossible au pilote de revenir en vol vers le "petit-pas".
L'image du mécano muni de sa pompe était trop belle pour qu'elle ne soit pas source d'inspiration. Ainsi, dans l'armée de l'Air, le sympathique sobriquet de "gonfleur d'hélice" attribué au mécano par le pilote et le secrétaire, respectivement "cocher" et "pailleux" dans le jargon susnommé.

Gonfleur d'hélice


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