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Le mot du Président

Devoir de mémoire : enseigner le prix de la paix

Le 1er août dernier, notre Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, inaugurait à Paris l’exposition : "Cent photos pour un centenaire", photos de la taille de grands panneaux publicitaires. Le visiteur est interpellé par les lignes suivantes : "Cent photos pour dire merci à dix millions d'êtres humains qui ont fait don de leurs vies dans la plus grande boucherie de l'Histoire."

Voici donc ce qu'en ont retenu les visiteurs de tous âges, de tous milieux et de toutes origines  "1914–1918 : une grande boucherie". Nos soldats ne seraient donc pas morts pour la Patrie et ne seraient pas les héros victorieux à qui nous devons notre liberté et la préservation de notre identité nationale, mais seraient les victimes sacrifiées comme du bétail sur l'étal du boucher ! Nul ne conteste le caractère dramatiquement sanglant et inhumain de cette atroce guerre, mais l'utilisation du terme "boucherie", pour ouvrir une exposition destinée à dire merci à nos poilus et conduire nos concitoyens à réfléchir au prix de la paix, est proprement réductrice et scandaleuse.
(Paragraphes issus d'un article du général d'Armée Bertrand de Lapresle).

Les messages véhiculés au cours de ces manifestations prennent donc, pour certains, quelques libertés avec la réalité des évènements passés. Or seule la vérité historique doit être transmise dans son intégralité et sans interprétation partisane aux jeunes générations présentes et à venir. Enseigner le prix de la paix, c'est rendre hommage au courage, au sens du devoir et aux sacrifices individuels pour développer dans notre jeunesse ces mêmes valeurs d'engagement citoyen orienté vers la recherche courageuse de la paix.

Aujourd'hui, les évènements récents laissent à penser, sans hélas beaucoup de suspens, que nous aurons, dans un avenir proche, besoin de toutes les forces vives de la Nation qui devront s'appuyer sur les générations montantes pour assurer la sauvegarde de notre avenir, mais surtout celui de nos enfants. La défense de nos libertés et de notre indépendance ne saurait être assurée sans un élan de cohésion nationale, courageux et sans réserve, au service de l'intérêt général : ce qui suscite de graves questions concernant l'élan que peuvent avoir nos jeunes, sachant que dans ce domaine, leur enseignement souffre d'un manque certain de l'esprit de patriotisme.

«Dans la vie il n'y a pas de solutions ; il y a des forces en marche :
il faut les créer et les solutions suivent.» Antoine de Saint-Exupéry

Pour terminer ce petit mot, nous sommes particulièrement heureux de compter, parmi nous, deux Amicalistes récemment décorés. Bernard Jugie qui a reçu la médaille d'or de la Jeunesse, des Sports et de l'engagement Associatif et Guy Batailley pour la médaille du Courage et de Dévouement pour avoir sauvé de la noyade un vacancier victime d'un malaise (voir l'article).

À très bientôt !...

Jacques Bize

Télécharger le Bulletin n°87


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