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Le mot du Président

Déracinés !

L'édito "Notre histoire" nous a valu, fait rare, des approbations sur l'analyse qui en avait été faite. Aussi, il est apparu opportun de prolonger le sujet car, si l'on compare notre nation à l'un des plus beaux arbres de la forêt, cet arbre donc, ne peut pas survivre sans qu'il ait recours, selon un système racinien complexe, aux fonctions de ses différentes racines : les plus profondes l'alimentent en eau pendant qu'en superficie, d'autres pourvoient à l'approvisionnement des nourritures issues de l'humus etc…
À l'instar des racines de l'arbre, la connaissance d'un pays, d'une nation, repose sur divers paramètres indispensables qui ne sauraient être ignorés de ses "habitants-citoyens". Il s'agit notamment de son Histoire, de sa langue, de sa géographie, des fondements civiques sur lesquels repose son expression démocratique et républicaine.
Pour ce qui est de notre Histoire, vue sur notre dernier édito, elle ne saurait donc être tronquée, masquée ou détournée à des fins politiques. Nous n'y reviendrons donc pas. Pour ce qui est de la langue, on ne peut que s'inquiéter devant la pauvreté du vocabulaire et de l'orthographe, quand on sait que certains individus deviennent violents lorsqu'il ne savent pas s'exprimer. En géographie, il suffit d'écouter les réponses aux jeux (radio ou télé) pour comprendre que les Français ne connaissent plus la France. Pour ce qui concerne l'instruction civique (et morale !...), qui, dans les jeunes générations, ont une connaissance approfondie de notre construction démocratique et républicaine, termes galvaudés et employés à toutes les sauces politiciennes ?
Qui comprend maintenant que de l'Indochine hier, au Mali et au Centrafrique aujourd'hui, notre nation, malgré les "porteurs de valises", a toujours usé de son armée pour défendre, aux quatre coins du monde, les libertés contre les barbaries extrémistes ? Le dernier exemple de cette incompréhension relève de la famille d'un soldat mort en Afghanistan qui s'étonne de la mention "Mort pour la France" alors qu'il est mort très loin de là !... "Mourir pour la Patrie!", sait-on encore ce que c'est et ce que ce chant pouvait représenter ? Si cela ne représente plus rien, la faute en incombe à ceux qui, en charge de l'éducation, au sens le plus large, n'ont pas "communiqué" sur certaines de nos plus grandes valeurs : racines indispensables à la cohésion d'une Nation ?
Depuis des décennies, nous n'avons offert aucun idéal à nos jeunes et nous n'avons pas su, non plus, leur faire aimer la France pour ce qu'elle véhicule à travers le monde. Aujourd'hui, on réalise que nos "cerveaux" émigrent vers d'autres Eldorados pour y créer des richesses. D'autres, au travers de la transparence et de la repentance, nous haïssent. Cherchant leurs racines, ils pensent trouver d'autres idéaux et d'autres paradis auprès des nouvelles hordes barbares.
Pour aimer son Pays, sa Nation, son Drapeau, il faut, autour d'un idéal commun, apprendre à les connaître. Les ignorer, comme l'on fait ceux qui en avaient la charge, c'est détruire la cohésion d'une Nation et s'ouvrir tout grand aux communautarismes.
À très bientôt pour notre Assemblée Générale et notre couscous.

Jacques Bize

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