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Le mot du Président

"Notre Histoire"...

VEUT-ON LA FAIRE DISPARAÎTRE ? L’Histoire d’un Pays, l’Histoire de notre Nation est faite d’une chronologie de récits qui s'appuient sur les hommes et les femmes qui, par leurs actions et leur intelligence politique, ont forgé l’identité de la France au fil de batailles, et d'alliances, pour en élever pierre après pierre, notre Nation.

Les historiens ont relaté tous ces faits avec, bien sûr, leur sensibilité. L’Éducation Nationale avait construit des programmes selon la chronologie des récits. Les fondateurs de l’école laïque n’ont jamais fait l’impasse sur l’héritage de la monarchie, ni sur celui de l’héritage chrétien. Ce qu’ils racontaient aux élèves c’était la construction de la France où Clovis, Saint-Louis et Louis XIV notamment, jalonnaient pour l’élève le cheminement de nos racines les plus profondes.

Hélas, c’est à partir de 1968 que les responsables des programmes ont tranché dans les pages de l’Histoire pour ne conserver que l’évolution des comportements sociaux à travers les siècles. Dès lors, l’élève passe de l'empire Romain, à Charlemagne : Clovis a disparu. Pourquoi ? « Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis » (Charles de Gaulle). « Le héros Franc a jeté les bases spirituelles, dynastiques, politiques et culturelles de la monarchie Française et de notre Nation » (Dimitri Casali, historien).

En 1980, Michel Debré dénonçait cette situation. En 1983, Max Gallo affirmait que François Mitterrand se disait « angoissé par les carences de l’enseignement de l’Histoire qui conduisent à la perte de la mémoire collective des nouvelles générations ». Or, aujourd’hui, la nouvelle forme historique mise en œuvre par l’Éducation Nationale laisse les jeunes générations dans l’ignorance totale du cheminement de pensée des hommes et des femmes qui ont fondé la France.

Aujourd'hui, les jeunes ne disposent, pour toute réflexion, que d’une Histoire de France très amputée où rien n'est placé dans son contexte : « Ils veulent faire réfléchir les gosses sur les civilisations à partir d’un tesson de poterie » résume un enseignant découragé par ce qui n’est plus l’Histoire d’une collectivité où le récit national est enseigné.

Dès 2001, les hommes politiques prétendent raccourcir l’Histoire. Dès lors, l’accent est porté sur la repentance, la reconnaissance de génocides et de la traite négrière. Sont imposées des lois mémorielles, interdisant toute discussion sur cette analyse du passé : les historiens qui "dérapent" sont passibles des tribunaux pour présentation de faits divergents ou contraires à ces lois. Elles sont dangereuses. Elles violent le droit et l'Histoire.

Que ce petit mot qui me tenait à cœur, ne vous empêche pas de passer de très bonnes fêtes. Avec notre Conseil d’Administration, je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2014.

Jacques Bize

Télécharger le Bulletin n°84



La troupe de théatre et de danse "les Super Anges" du Bénin