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Le mot du Président

11 novembre

"Gloire immortelle de nos aïeuls"

Cette oeuvre de Gounod à la gloire de nos aïeux sera-t-elle bientôt censurée ? Question "limite" me direz-vous ! Mais qui invite cependant à la réflexion eu égard aux pressions quotidiennes et sans limites que nous subissons pour nous inviter à faire acte de repentance. Nos ancêtres et nous mêmes serions d'affreux Croisés, employeurs d'esclaves, incendiaires de l'Europe sous Napoléon, colonisateurs tyrans impérialistes de l'Afrique à l'Indochine (libérée par "Monsieur" Hô Chi Min et le Général Giap bourreau en chef de nos soldats martyrs et dont la France officielle pleure la mort et vient d'en faire l'éloge), tortionnaires au Maghreb, et j'en passe... Aucune mention "bien" ne nous est reconnue… En voici de récents exemples :
Nous n'attendons pas le centenaire de la Grande Guerre pour réhabiliter mutins, déserteurs et autres fusillés pour l'exemple. Sous une forme de triomphe inversé, on les érige en héros de la Nation y compris à l’École. Or, nous qui mobilisons une cellule psychologique pour le moindre accident climatique, qu'aurions nous fait à leur place, eux qui ont vécu les pires moments d'enfer qu'un homme puisse supporter ? Seuls seraient à même d'en juger ceux qui, aujourd'hui disparus, ont vécu ce qu'aucun adjectif et superlatif ne sauront jamais décrire. On peut donc comprendre ceux qui ont failli. Mais ceux qui ont vécu les mêmes enfers et n'ont pas reculé ont droit eux à notre plus grand respect et leurs millions de croix nous interdit à jamais tout amalgame.
Cette année aussi, au Natus de Cazaux, nos drapeaux ont honoré les 940 tirailleurs Sénégalais (et 12 russes) morts pour la France au "Camp du Courneau" dans de dramatiques circonstances. (Rappel du N° 76 janvier 2012) : « En 1916, pour prêter main forte aux armées alliées, on crée une Base arrière au Courneau. Choix malheureux d'une bureaucratie qui ignore tout de la lande. Cette lande qui cache, à fleur de terre, un alios imperméable la rendant très vite inondable. On y dresse donc, pour accueillir 16000 pensionnaires, des baraques recouvertes de toile goudronnée laissant passer pluie et courants d'air. Dans ce bourbier, le froid et l'humidité, les jeunes Sénégalais sont décimés pour la plupart par des maladies pulmonaires. C'est alors qu'un médecin pense avoir trouvé le vaccin miracle et l’inocule à la population du camp. Hélas, ce vaccin qui n’a pas pu être testé, car le temps pressait, va s’avérer inopérant ».
Faut-il pour autant, comme dans ce film "à charge" ressorti cette année encore, considérer les militaires et l'Institut Pasteur complices d'une telle ignominie ? Des médias se sont empressés de le rappeler à leurs braves lecteurs. Mais nos drapeaux resteront fiers et droits, sûrs des valeurs qu'ils élèvent au plus haut. Ils étaient, ils sont et seront là pour s'incliner et rendre hommage à nos Grands aïeux, qui, s'ils n'étaient pas parfaits, nous ont légué une France dont le modèle a été envié dans le monde entier. Aujourd'hui, ceux qui, par bêtise souvent, mais aussi par idéologie diffusent la haine de la France et dénient son Histoire, n’appellent que notre mépris.

Jacques Bize

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La troupe de théatre et de danse "les Super Anges" du Bénin