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Le mot du Président :

Bulletin n¨107 de l'AAAG

"Forger, entretenir, transmettre"

«Forger notre jeunesse, entretenir l'acquit, transmettre aux générations montantes» : telles étaient les pensées du général Jean-Pierre Bosset, quittant ses fonctions de chef d'Etat-major de l'Armée de Terre, exprimée en juin dernier, devant les députés de la commission de la Défense.
Le Service National Universel (SNU) aurait aujourd'hui pour but de rappeler, aux garçons et aux filles de France, les droits et devoirs du citoyen : nation, civisme, discipline, respect de l'autorité, sens de l'effort… tentant ainsi de palier le service militaire d’antan.
Pour ce faire, les Armées disposent de cadres compétents, pour former des formateurs. Cette année, 2000 "bleus" vont passer le SNU. Ils seront 40000 en 2020, l'objectif final se situant à 700000 par an.
Pourra-t-on rattraper en quelques jours, les décennies de vide sidéral en matière d'enseignement dans ce domaine ? (Jusque là, il était plutôt interdit d'interdire !) Les budgets suivront-ils ? Dans bien d'autres zones d'ombres, les réponses restent en suspend.
2019, année d’expérimentation, devrait permettre d'effectuer les évolutions nécessaires pour parvenir au but recherché, à condition que le budget suive : infrastructures, vêtements, nourriture, équipements et matériels spécifiques, véhicules... Qui va payer ? Les volets du budget Défense consacré aux Forces, n'en seront-ils pas encore sournoisement impactés ?
Durée trop courte, apprentissage trop sommaire ? Le général Lecointre, chef d'Etat-major des Armées explique : « L’utilité du SNU serait de mener une action de cohésion nationale et d’endurcissement, au sens où l’on redonnera du courage et des vertus héroïques à nos jeunes gens et où on leur fera prendre conscience [qu’il en faudra] dans le monde brutal qui s’annonce ». Bien ! Souhaitons donc ardemment, en dehors de tout pessimisme, que la France, avec le SNU, réussisse.
L’héroïsme. Le général Lecointre l’évoque ci-dessus. La mort des deux commandos de marine tombés en juin dernier a fait l’objet de nombreux commentaires. L’héroïsme impliquant le sens du devoir et l'esprit de sacrifice, peut-on encore aujourd’hui parler d’héroïsme ?
«Oui, la France mérite qu’on lui donne le meilleur de soi. Oui, l’engagement de servir et de protéger peut aller jusqu’au sacrifice suprême. Oui, cela a du sens et donne sens à notre vie». Emmanuel Macron, Président de la République.
«La notion de sacrifice est devenue tellement incongrue dans nos sociétés individualistes que ceux qui prennent le risque d’aller au sacrifice paraissent surhumains. La société célèbre le courage qu’elle n’a pas». Camille Pascal.
«Il aurait fallu expliquer l’utilité de leur mort, il fallait s’adresser à la jeunesse de France en quête de sens et dire "voilà à vos pieds deux modèles, deux incarnations de l’espoir"». Un colonel de l’Etat-major des Armées.

Jean Boulade

 

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