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1940-1945 L'Armée Française

Durant toute la décennie précédente, les gouvernants français et britanniques n’ont pas préparé la guerre, particulièrement les gouvernements français qui, après l’effroyable guerre de 1914 ne voulaient pas d’autres « boucheries ». On peut l’entendre en partie, mais pas jusqu'à désarmer la Nation, matériellement et moralement en répandant dans le peuple un antimilitarisme primaire, qui faisait le miel des music-halls notamment. Contraints et forcés, nous avons déclaré une guerre pour laquelle rien n’avait été préparé.
Le présent propos sera de débroussailler un peu, dans cette période très complexe, le déroulement des faits qui ont fait renaître et avec quel panache, une Armée qui sera unanimement reconnue à l'international lors de la Victoire finale.

La très lourde défaite

En six semaines, l'Armée Française s'est effondrée et a connu la plus ample défaite de son histoire. Rappelons qu’au début du conflit, les Britanniques ne font intervenir que quelques divisions, leur apport étant essentiellement maritime et les Américains en sont absents. Les gouvernements Soviétique et Allemand, respectivement sous gouvernements Communiste Soviétique et National Socialiste des Travailleurs Allemands (appelé simplement parti Nazi) ont signé un pacte de non-agression. Par ailleurs l'esprit de la Nation Française est plus enclin au canotier de Maurice Chevalier et aux tous nouveaux congés payés, qu'à s'armer contre l'envahisseur avec qui « on va forcement négocier la paix ». Ainsi, les maquis des Francs Tireurs et Partisans (FTP), ne seront créés qu’à l'été 1942, après que Hitler ait envahi l’URSS lors de l’opération Barbarossa.

Opérations militaires tentées pour stopper l'ennemi.

Le 1er septembre 1939, les troupes allemandes envahissent la Pologne. Le 3 septembre, la France, la Grande-Bretagne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, déclarent la guerre à l'Allemagne. Ainsi commence, en Europe, la deuxième guerre mondiale.
L’offensive en Sarre permet à l'Armée française d'occuper une quarantaine de localités, avant de se replier sur la ligne Maginot, suite à l'effondrement de la Pologne. D'octobre 1939 au 10 mai 1940, calme plat à l'ouest. Sept mois de "Drôle de guerre".
Avril 1940. Pour empêcher les Allemands de s'approvisionner en minerai de fer, Anglais et Français lancent une offensive en Norvège. Les Alliés débarquent des troupes, en majorité françaises, et s'emparent du port de Narvik le 28 mai 1940. Mais la gravité de la situation en France, contraint les Alliés à abandonner cette position. Le 10 mai 1940, les Allemands foncent en Belgique et en Hollande ; les alliés combattent violemment. Victoire française, à Gembloux, le 15 mai, mais contrée par l'offensive allemande dans les Ardennes. Malgré la contre-offensive du colonel de Gaulle à Montcornet à la tête de la 4ème division motorisée, les blindés allemands atteignent l'estuaire de la Somme, enserrent la région de Dunkerque, prennent au piège Belges, Britanniques et Français. (films : "Week-end à Zuidcoot" et plus récent "Dunkerque"). Le dispositif allié est, dès lors, coupé en deux. Le général Weygand, ordonne alors une attaque sur un axe nord-sud. uccès du colonel de Gaulle à Abbeville, du 26 au 27 mai. Mais rien ne modifiera la situation générale. Le 28 mai, les armées belges et hollandaises capitulent. Les Britanniques rembarquent leurs troupes, ainsi que des troupes françaises. (polémiques contre les Anglais, mais nous, qu'avons-nous fait si ce n'est toujours compter sur le voisin ?). Le 5 juin 1940, 60 divisions françaises font face à 130 divisions ennemies sur la Somme. Le 9 juin, le général de Lattre de Tassigny ralentit les allemands à Rethel, tandis que le Général Buisson fait de même, sur la Retourne. Le 10 juin, l'Italie déclare la guerre à la France, mais les armées du Duce sont arrêtées partout. Malgré ceci, la situation se dégrade. Le 14 juin 1940 les Allemands entrent dans Paris. Un des derniers combats sera livré par les Cadets de Saumur qui, du 17 au 21 juin 1940, s'opposeront héroïquement à l'ennemi, pour l'honneur des Armes de la France.
L'armée allemande est à Langres le 17 juin et traverse le Rhône à Lyon. Mais les 23 et 24 juin, elle se heurte aux français à Voreppe qui arrêtent sa progression.
Le 22 juin, les armistices, avec l'Allemagne et le 24 juin, avec l'Italie. mettront fin aux hostilités dans cette région, mais l'armée des Alpes est restée invaincue.
Les combats de 1940 ont été très meurtriers : 92 000 morts en six semaines parmi les soldats français qui, lorsque les conditions le leur permettaient, ont combattu avec courage et détermination : soit des pertes largement supérieures à la moyenne des pertes mensuelles de la première guerre mondiale !
Toutefois, la France n'est pas prête. Au plan psychologique, le conflit de 1914-1918 (un million cinq cent mille morts) a profondément marqué les esprits. Le faible régime de la IIIème République ne voit se succéder que des gouvernements faibles dans une France politiquement déchirée. Manifestations du mois de février 1934 et arrivée au pouvoir du Front Populaire en 1936. Soulignons qu'une partie des "politiques" éprouve une vive sympathie, soit pour l'Allemagne, soit pour l'URSS. Enfin sur le plan militaire, les conceptions militaires de l'état-major français sont dépassées, l'armement est souvent vétuste et/ou trop rare, les choix stratégiques dont dépendent la nature et l'utilisation des équipements sont inadaptés. Malgré les mises en garde inspirées de Charles de Gaulle qui préconise la constitution de régiments blindés, l’état-major français n'aura que peu d'avions et de chars, à opposer à l'armée allemande.
Dès lors, après l'effondrement du front dans les Ardennes.Les Allemands déferlent sur la France, faisant 1.500.000 prisonniers de guerre qui, pour 940.000 d'entre eux, attendront cinq ans avant de retrouver la liberté. La débâcle lance sur les routes les civils affolés. La majorité des Français voit, dans le Maréchal Pétain, la seule personnalité susceptible de pouvoir mettre fin au désastre. Face à l'impossibilité de redresser une situation devenue désastreuse, les éléments disloqués de l'armée française n'ont pas d'autres possibilités que de renoncer à la lutte sur le territoire métropolitain.

Après la défaite

Le Général de Gaulle, part de Mérignac pour Londres. Il va après bien des péripéties, rassembler autour de lui tout ce qui peut rester de la puissance française. Passant des paroles aux actes, il s'efforcera de constituer une armée nouvelle : les Forces Françaises Libres. Malgré des effectifs limités les FFL vont, notamment, se distinguer sur les champs de bataille africains, dans les premières années du conflit. Lorsque l'armée gaulliste livrera la célèbre bataille de Bir-Hakeim, qui retardera, notablement, l'armée allemande dans sa progression, Hitler aura ces propos inattendus « Les Français sont les meilleurs soldats d'Europe... après nous. Bir-Hakeim en est la preuve ! ».
(Extrait de Wikipédia)

1940 dunkerque

 

Troupe allemande à Paris

 

 

À paraître au prochain journal
Après l'armistice, "la reconquête".


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