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11 Novembre 2017

« Ils s’appelaient Castaing, Broustaut, Dupuch, Cholet, ils étaient marins, charpentiers, boulangers, bouchers, instituteurs, médecins. Ils vivaient dans ce petit village, blotti au bord du Bassin d’Arcachon, tout sim-plement quand l’Histoire les a rattrapés un beau matin du mois d’août 1914.
Certains n’avaient jamais franchi les frontières de Mestras, et voilà qu’on les envoyait dans le Nord de la France. Ils partaient pour quelques semaines, espérant bien vite retrouver l’odeur iodée de leurs ports.
Ils ne s’attendaient pas à devoir s’enterrer dans la boue et la crasse, dans le froid et la peur. Quatre années d’horreur, d’angoisse, de souffrances et de privations les attendent. Quatre années qui voient disparaître plusieurs générations. Tous ceux qui vécurent cette période revinrent des combats à jamais transformés, à jamais marqués, pour certains, à jamais brisés. Si d’aucuns se murèrent dans le mutisme absolu, d’autres voulurent raconter pour témoigner, pour que l’on n’oublie pas, et qu’une telle horreur ne se reproduise pas.
Pouvaient-ils imaginer les Bedat, les Condom, les Daisson, les Tauzin, les Rousset, les Lagauzère, tous ces Barbots qui avaient quitté leur Gujan, leur Mestras au petit matin, que 100 ans après nous nous retrouvions aussi nombreux au pied de ce Monument aux Morts où sont gravés leurs noms en mémoire de leur sacrifice pour la liberté de leurs enfants et petits enfants.
Les témoins de cette période ont désormais tous disparu, et cependant la ferveur de ce 11 novembre ne faiblit nullement. La France se souvient du sacrifice de ceux qui ont versé leur sang pour assurer la libération de son sol.
Ce 11 novembre puise toute sa signification dans l’absolu devoir de mémoire, ce jour qui, sans enlever aux autres jours de commémoration, devient par excellence le jour de recueillement et de reconnaissance pour tous les soldats tombés au champ d’honneur.
Si la guerre a désormais quitté nos terres depuis plus de 60 ans, ils nous faut tout faire pour maintenir cette dynamique de paix, de prospérité partagée et de fraternité. Sachons tirer les leçons du passé. Soyons conscients de la fragilité de notre société qui n’est jamais à l’abri du retour de la barbarie : l’actualité nous le rappelle chaque jour.
Aujourd’hui, pensons à nos pères morts pour nous, morts pour que le mon-de soit meilleur, plus juste, plus fraternel, plus libre.
Vive la Paix, vive la République, vive la France, vive Gujan-Mestras. »

MHDE

Quelques clichés marquant l’attachement de la Gironde aux commémorations patriotiques. Cette année, c’était le 99ème anniversaire de l’armistice de 1918.

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Dépot de la gerbe de l'AAAG par Jean Boulade et Roger Martin-Fallot

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En ce 11 novembre 2017, nombreux – insuffisamment à mon sens, mais plus que dans les années passées où le délire antipatriotique avait atteint, nous l’espérons, son apogée – avaient tenu à venir rendre hommage aux morts de la Grande guerre, ainsi qu’à tous ceux qui ont donné leur vie à la France sur les tous les autres Champs d’Honneur.
Il faut remercier, notamment les Municipalités pour la tenue de plus en plus solennelle des cérémonies patriotiques et par l’Éducation Nationale pour que nos enfants apprennent aussi, qui étaient leurs glorieux ascendants et quelle a été l’ampleur de leur sacrifice pour que soient assurés la pérennité de notre Patrie et la sauvegarde de ses valeurs aujourd’hui mises à mal.

Mais aujourd’hui, sachez-le, c’est grâce à ceux qui ont donné leur vie et à tous ceux qui ont engagé la leur dans les divers conflits que nous avons, aujourd'hui encore, l’insigne honneur d’être Français.



La troupe de théatre et de danse "les Super Anges" du Bénin